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Qu'est-ce qu'un psychopathe ?

Qu'est-ce qu'un psychopathe ?

Auteur : Marc Dugenie

Auteur validé par LetsTOlk
Marc Dugenie

- Psychologue clinicien

- Préparateur mental

- Accompagnateur sportifs et clubs

- Auteur de livres spécialisés

Publication : 31/12/2023

12 min

Vous vous trouvez froid et sans empathie ? Parfois vous ne comprenez pas vos réactions et vous demandez pourquoi vous agissez ainsi ? Vous vous demandez si vous êtes un psychopathe ?

 

Tout d’abord, sachez que la psychopathie correspond plus à un ensemble de traits de personnalité qu’à une pathologie mentale.

Toutefois, nous verrons qu’il faut distinguer les traits de personnalité psychopathiques du trouble de la personnalité antisociale (qui n’est pas pour autant une pathologie mentale mais bien un trouble de la personnalité).

📕 Définition : psychopathie

Les psychopathes sont des personnes souvent décrites comme froides, qui ressentent peu d’émotions. Elles ont du mal à se mettre à la place des autres et ont une faible empathie. C’est ce qui les poussera fréquemment à manipuler les autres puisqu’elles ne prennent pas la mesure de la souffrance qu’elles causent chez autrui. Elles voient seulement ce que la manipulation peut leur apporter.

Les psychopathes ont tendance à rechercher les sensations fortes, sont impulsifs et parfois violents. Ils aiment dominer les autres et sont généralement des séducteurs.

Pour manipuler les autres, ils ont tendance à les couvrir d’éloges pour créer l’attachement avant de se détacher d’eux. Le manque chez l’autre les mettra en position de faiblesse, moment auquel le psychopathe pourra se servir de l’autre pour obtenir ce qu’il souhaite de lui.

Avant de plonger plus en profondeur dans ce qu'est une personne psychopathe, la psychopathie ainsi que ce qui définit le trouble de la personnalité psychopathique, nous devons commencer par dézoomer. La psychopathie s’inscrit dans un cadre plus grand qu’on nomme la triade sombre ou « dark triad » en anglais.

La triade sombre

La triade sombre

Photo de Tim Mossholder sur Unsplash

Aujourd’hui, le modèle standard qui fait le plus consensus en psychologie en ce qui concerne la personnalité est le modèle du big-5.

Il évalue chaque personnalité concernant son degré plus ou moins élevé d’ouverture, de conscienciosité, d’extraversion, d’agréabilité ainsi que de névrosisme (voir aussi article Introverti : mode d'emploi). Le NEOPI-R est un exemple de test de personnalité basé sur ce modèle du Big-5.

En réalisant d’énormes études avec de très nombreux participants il a été défini que ce sont les traits qui permettent le mieux de définir la personnalité humaine. 

 

Dans la création du modèle du big-five les chercheurs ont observé la manière dont les individus parlaient les uns des autres pour se décrire. En sont ressortis ces 5 traits de personnalité.

Toutefois dans la création du Big-5 n’a pas été pris en compte toutes les manières de décrire autrui qui relevaient d’évaluation de la personne ou de jugement de valeur. Cette évaluation d’autrui a été exclue, car elle aurait mené à trop de biais et à la création d’un modèle normatif de la personnalité. Dans le modèle du Big-5 il n’y a pas la question de ce que serait une bonne ou une mauvaise personne.

De par ce fait les types de personnalité pathologiques sont mal décrits par le modèle du Big-5. Pour pallier à ce manque, Robert Hare, le psychologue le plus connu par rapport à la psychopathie a créé un modèle de la personnalité basé sur la pathologie (le côté sombre).

Son modèle comprend 3 types de personnalités pathologiques : le machiavélisme, le narcissisme et la psychopathie. C’est pourquoi il l’a nommé la triade sombre.

👉#1 - Les machiavéliques

Ils se caractérisent par une personnalité amorale, manipulatrice, sont calculateurs et axés sur leurs intérêts et gains personnels.

Exemple de raisonnement d’une personne machiavélique : Je souhaite obtenir une glace de mon ami Joe. Que puis-je faire ou mettre en place pour maximiser mes chances d’obtenir cette glace de la part de Joe ?

👉#2 - Les narcissiques

Ils sont caractérisés par un sentiment de supériorité, de la vanité, un sens aigu de soi, des idées de grandeur, de domination et s’octroient de nombreux droits.

Ils veulent un maximum d’attention ou de statut social en fournissant le minimum d’efforts possible. Ils cherchent à conquérir un statut qu’ils n’ont pas encore. S’ils acquièrent leur statut de par des performances ou réalisations hors normes, ils sont plus intéressés par le statut que cela leur apporte que passionnés par leur domaine de performance. Ils cherchent le statut pour l’amour de ce qu’est le statut.

👉#3 - Les psychopathes

Ils sont caractérisés par leur insensibilité, leur impulsivité et leur antisocialité.

Les psychopathes sont définis par le célèbre (et controversé) psychologue américain Jordan Peterson comme des parasites prédateurs. Leur but serait de prendre tout ce qu’ils peuvent tirer d’une personne avant de la quitter pour se rapprocher d’une autre et « l’infester » de la même manière.

Ils ont globalement de très faibles scores en agréabilité dans le modèle du big-5, ils sont plutôt insensibles et peu empathiques. Enfin, ils ont des scores faibles en conscienciosité.

Imaginons que le psychopathe doive se défendre d’avoir manipulé son ami Joe pour pouvoir lui avoir soutiré de l’argent. Voici ce qu’il pourrait répondre aux accusations de Joe :

« Regarde tout l’argent que tu as Joe. Tu as tant d’argent que tu as obtenu de personnes pauvres et dans le besoin en plus. Si je t’ai manipulé pour obtenir de l’argent de ta part c’est pour rendre justice. Déjà, je fais exactement la même chose que toi avec les pauvres. Ensuite, pourquoi ne pas en partager un peu avec le monde ? »

À retenir

Les personnes ayant des scores élevés sur les indicateurs de la triade sont également plus susceptibles d’être impulsifs, égoïstes et agressifs, de se sentir exclus, de faire une dépression, de développer des addictions, d’aller en prison ou de commettre des crimes. Ils peuvent souvent causer des problèmes au sein de la société, des familles ou des entreprises.

Au sein de la triade, la psychopathie et le machiavélisme sont plus liés l’un à l’autre que ne l’est le narcissisme. En effet, ce trait de caractère de narcissisme naît lui plus d’un sentiment d’insécurité. La psychopathie et le machiavélisme ont une composante plus génétique (innée).

Si j’avais face à moi l’archétype du narcissique, du psychopathe, du machiavélique et que je leur demandais qui possède la personnalité la plus sombre, voici probablement ce qu’ils me répondraient :

- Le narcissique : « C’est moi »

- Le psychopathe : « Je m’en fous »

- Le machiavélique penserait : « ehe c’est exactement à cet instant que je souhaitais être »

Big 5

Traits de personnalité ou stratégies d’adaptation ?

Traits ou stratégie ?

Photo de JESHOOTS.COM sur Unsplash

Les traits de la triade sombre sont inclus dans le manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (le DSM-V). Pour autant, ils ne sont pas considérés comme des pathologies en tant que telles, mais plutôt des traits de personnalité. Nous avons tous plus ou moins tendance à faire preuve de psychopathie, de machiavélisme ou de narcissisme.

 

On peut penser qu’aujourd’hui la société a tendance à banaliser les traits de personnalité de la triade. Il est totalement admis aujourd’hui de poster une photo sur les réseaux sociaux et de se gargariser du nombre de « j’aime » et de commentaires reçus. C’est une banalisation du narcissisme.

De la même manière, « la fin justifie les moyens » est un dicton qui pourrait sortir de la bouche d’une personne machiavélique. Aujourd’hui, il est de plus en plus admis de chercher à obtenir des résultats ou du chiffre, peu importe la manière dont ceux-ci sont obtenus.

Notre société se dirige plus vers les résultats que la manière dont ceux-ci sont obtenus. C’est une banalisation du machiavélisme qui est presque devenue une ligne de conduite à suivre pour réussir dans des entreprises concurrentielles.

Enfin, la manipulation est un des traits psychopathiques et est également aussi monnaie courante dans la société dans laquelle nous vivons. Toujours dans un cadre professionnel à fort enjeu il peut être encouragé ou bien vu de manipuler autrui sous prétexte que ce serait « pour son bien ». La pression sociale et professionnelle intense nous pousse à la banalisation des traits psychopathiques.

Alors, le machiavélisme, le narcissisme ainsi que la psychopathie sont-ils des traits de personnalité qui seraient plutôt innés ? Ou sont-ils plutôt des comportements que nous développons pour nous adapter à la société dans laquelle nous vivons ? Il y a probablement une part de vérité dans les deux camps, mais d’autres éléments de réponse arrivent dans la suite de l’article.

Alors c’est quoi un psychopathe ?

Alors c'est quoi un psychopathe ?

Photo de mari lezhava sur Unsplash

Il faut comprendre avant tout que la psychopathie peut s’entendre dans deux cadres en psychologie : celui de la psychiatrie ainsi que celui de l’étude de la personnalité. Ce qui distingue les deux sera l’ampleur de la psychopathie chez la personne.

En d’autres termes, nous avons tous déjà eu des comportements relevant de traits psychopathiques. Leur intensité et leur fréquence sont ce qui distinguera un individu normal (au sens statistique du terme) relevant de traits de personnalité psychopathiques d’un individu pathologique relevant ici d’une pathologie.

Au sens pathologique

Il n’y a jamais eu dans le DSM-V de pathologie s’appelant la psychopathie. Le DSM-V est utilisé par les psychiatres et psychologues cliniciens notamment pour aider au diagnostic de troubles mentaux.

Toutefois, en utilisant le terme de psychopathie on fait généralement référence au trouble de la personnalité antisociale du DSM-V. Nous allons le voir dans la partie suivante, ce trouble correspond plus au sociopathe qu’au psychopathe qui n’existe pas réellement en dehors des traits de personnalité psychopathique.

Pour qu'un diagnostic de trouble de la personnalité antisociale soit posé, les patients doivent obligatoirement présenter un mépris persistant pour les droits des autres.

Ce mépris est défini par la présence d’au minimum 3 des facteurs suivants :

  • Le non-respect de la loi, indiqué par des actes répétés pour lesquels il existe des motifs d'arrestation.

  • Ne pas être honnête, comme indiqué par le fait de mentir de façon répétée, d'utiliser des pseudonymes ou d'escroquer les autres à des fins d'intérêt personnel ou pour le plaisir.

  • Agir de façon impulsive ou ne rien planifier à l'avance.

  • Être facilement provoqué ou agressif, ce qui est indiqué par le fait de se battre ou d'agresser constamment les autres.

  • Le manque de respect flagrant pour sa sécurité ou celle des autres.

  • Toujours agir de façon irresponsable, comme lorsqu'on quitte un emploi sans avoir aucun autre travail en vue ou lorsqu'on ne paie pas ses factures.

  • Ne pas avoir de remords, ce qui est indiqué par l'indifférence ou la rationalisation lorsqu'on blesse ou lorsqu'on maltraite les autres.

En outre, les patients doivent avoir la preuve qu'un trouble des conduites est présent avant l'âge de 15 ans. Le trouble de la personnalité antisociale n'est diagnostiqué que chez les sujets ayant au minimum 18 ans.

Au sens des traits de personnalité

On distingue 2 facteurs principaux chez le psychopathe :

  • Le facteur 1 qui comprend les versants impersonnels et affectifs : manque d’empathie, faiblesse des émotions négatives, difficulté à éprouver du remords vis-à-vis d’autrui, la difficulté à assumer la responsabilité de ses actions…

  • Le facteur 2 qui comprend les versants mode de vie et antisocial : impulsivité, troubles de la conduite, délinquance, besoin de stimulation ou tendance à l’ennui, agressivité…

Il existe une forte corrélation entre ce facteur 2 et le trouble de la personnalité antisocial qui lui est référencé dans le DSM-V et rentre donc dans le champ du pathologique et non plus celui du normal.

Des études ont été réalisées sur des paires de jumeaux monozygotes et dizygotes (vrai et faux jumeau). Ces études permettent de comprendre quel est l’impact du patrimoine génétique sur la psychopathie. En effet, les vrais jumeaux possèdent 100% de patrimoine génétique en commun tandis que les faux jumeaux en possèdent moins (environ 50%). C’est cette différence qui permet de comprendre quelle est la part génétique et la part de l’environnement dans un type de pathologie.

Ces études montrent qu’il existe une forte composante génétique dans la psychopathie. Elle serait due à la génétique pour 75% et à l’environnement pour 25%. Toutefois, il semblerait qu’un environnement chaleureux durant l’enfance permettrait de venir contredire un potentiel génétique. L’impact de l’environnement n’est donc pas à négliger.

Si vous souhaitez en apprendre plus sur la psychopathie, son développement ainsi que la part de génétique et la part environnementale qu’on pourrait lui incomber, regardez le film We need to talk about Kevin.

Différence entre psychopathe et sociopathe

Différence psychopathe sociopathe

Photo de Possessed Photography sur Unsplash

Aujourd’hui dans la littérature scientifique le terme de sociopathe est de plus en plus utilisé pour décrire le facteur deux de la psychopathie. La sociopathie correspond donc au trouble de la personnalité antisociale présenté précédemment. On parle aussi de psychopathie secondaire pour décrire la sociopathie.

Il faut comprendre que la majorité des psychopathes sont des sociopathes (puisqu’ils ont des scores élevés relativement au facteur 1 et au facteur 2). Pour autant, un sociopathe n’est pas forcément un psychopathe puisqu’il correspondrait plus au facteur 2 de la psychopathie qu’au facteur 1.

Voici quelques différences entre les psychopathes et les sociopathes :

  • Les psychopathes ressentent moins d’émotions négatives que la population générale (score de névrosisme faible). À l’inverse, les sociopathes ressentent plus d’émotions négatives que la population générale (score de névrosisme élevé).

  • Les sociopathes et les psychopathes ont tendance à se montrer agressifs, mais leurs raisons sont différentes. Le psychopathe se montre agressif de manière calculée. Sa colère est une stratégie de manipulation pour faire culpabiliser ou pour influencer le comportement d’autrui. Il ne ressent pas forcément la colère, mais peut simplement l’exprimer notamment dans le but de manipuler.

 

Le sociopathe va ressentir la colère plus fortement que la moyenne et l’exprimera en réaction à ce qu’il ressent. Il agit malgré lui. 

 

  • À l’inverse de la psychopathie, la sociopathie est plus causée par l’environnement que par la génétique. Cela provient de l’environnement partagé (famille, amis, relations à l’école…), mais également des expériences de vie de l’individu.

 

L’inconstance dans l’éducation d’un enfant est un facteur environnemental qui pourrait avoir tendance à déclencher la sociopathie, notamment si une base génétique est déjà présente.

L’inconstance éducative est le fait de récompenser un comportement puis de punir ce même comportement avant de le récompenser à nouveau, etc… En plus d’augmenter les risques de développer une sociopathie, ce style d’éducation tend à diminuer les capacités intellectuelles de l’enfant.

Pour prendre des références de la pop culture, le sociopathe serait Hulk, il est soumis à ses émotions et notamment la colère. À l’inverse le psychopathe serait le Joker, il ne ressent aucune colère vis-à-vis de Batman, mais cherche à le tuer pour des raisons plus rationnelles qu’émotionnelles.

Psychopathie et masculinité

Le rapport à l'homme

Photo de Alan Hardman sur Unsplash

D’après Neumann et Hare, 1% de la population serait psychopathe. Parmi eux on compte largement plus d’hommes que de femmes.

En effet, globalement les hommes ont des scores plus faibles en agréabilité ainsi qu’en névrosisme que les femmes et ce sont également des caractéristiques des psychopathes.

La psychopathie sur internet

La psychopathie sur internet

Photo de Jason Leung sur Unsplash

Imaginez un groupe d’hommes entre eux. L’un des hommes va commencer à descendre l’un de ses amis devant tout le groupe. Pourtant tout va bien se passer, car celui qui s’est fait attaquer à la possibilité de répondre et il sait que cette attaque était à visée humoristique plutôt qu’à visée de nuire foncièrement.

Évidemment, si la volonté avait été de nuire réellement et profondément les amis ne resteraient plus amis pour longtemps.

 

Malheureusement, sur internet il est possible d’agir exactement de la même manière sans avoir à répondre de ses actes. Les psychopathes et les narcissiques peuvent s’en donner à cœur joie de chercher à critiquer d’autres individus.

N’importe qui peut critiquer n’importe qui sur internet. Cela peut même se faire de manière anonyme. Enfin, il n’y a aucun risque de se faire attaquer physiquement à la suite de ces comportements. Il n’y a donc aucune conséquence négative possible.

À l’inverse, si leurs attaques sont habiles les psychopathes et les narcissiques vont même recevoir beaucoup d’attention pour leurs comportements antisociaux envers autrui. Voici en quoi internet et les réseaux sociaux notamment encouragent les traits de la triade à se répandre et à s’exprimer au sein de la population.

Nous savons aussi que les personnes utilisant beaucoup les réseaux sociaux ont en moyenne des scores plus élevés que les autres en ce qui concerne les traits de personnalité de la triade.

Conclusion

Conclusion

Photo de Mehrnaz Taghavishavazi sur Unsplash

Quand on parle de psychopathe, il est important de clarifier : parle-t-on des traits de personnalité psychopathique qui sont tous plus moins présents chez nous ? Ou parle-t-on de la pathologie qu’est le trouble de la personnalité antisociale ?

Lorsque des traits de la triade sont marqués chez des individus, cela n’est pas forcément pathologique. Pour autant, le quotidien de leur proche peut être dur à vivre. Il ne faut pas oublier que ces personnes peuvent en souffrir également.

Si vous ou l’un de vos proches ressentez une difficulté à faire face dans cette situation, il est recommandé d'en parler à votre médecin ou consulter un psychologue.

Sources :​​

  • Spurk, D., Keller, A. C., & Hirschi, A. (2016). Do bad guys get ahead or fall behind? Relationships of the dark triad of personality with objective and subjective career success. Social psychological and personality science, 7(2), 113-121.

  • Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition Text Revision, DSM-5-TR

  • Dolan, M., & Fullam, R. (2004). Theory of mind and mentalizing ability in antisocial personality disorders with and without psychopathy. Psychological medicine, 34(6), 1093-1102. 

  • Pasalich, D. S., Dadds, M. R., Hawes, D. J., & Brennan, J. (2011). Do callous‐unemotional traits moderate the relative importance of parental coercion versus warmth in child conduct problems? An observational study. Journal of Child Psychology and Psychiatry, 52(12), 1308-1315.

  • Pemment, J. (2013). Psychopathy versus sociopathy: Why the distinction has become crucial. Aggression and Violent Behavior, 18(5), 458-461.

  • Neumann Craig S. et Hare Robert D., Psychopathic traits in a large community sample: Links to violence, alcohol use, and intelligence, vol. 76, 2008, 893–9 p. (PMID 18837606, DOI 10.1037/0022-006X.76.5.893), chap. 5 A summary of one of Hare's books [archive].

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